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front populaire
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Bonjour, j'ai 16 ans et je viens de rendre un devoir d'histoire mais je ne suis pas d'accord avec la correction de mon professeur. Je n'ai pas suivi le même plan que lui dans ma composition.
Quel plan suiveriez vous pour répondre à la question suivante : Quelles menaces pèsent sur la démocratie Française dans les années 1930?
Merci de me répondre rapidement.
ana
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Re:front populaire
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J'ai eu le même devoir dans les années 70. Connaissant les opinions politiques de mon prof, j'ai rendu une copie blanche.
J'ai eu bien sûr un zéro, et un conseil de discipline. J'ai été exempté de cours d'histoire pour trois mois.
J'ai eu 19 au bac.
Alors donnez moi votre plan, je vous dirais ce qu'il vaut (pour moi, bien sur). |
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Aperçu large !
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La première menace en France, c’est à partir de 1931/1932, la fameuse Grande dépression, née en 1929 aux États-Unis. ( suite au crack boursier )
La crise économique frappe durement les classes moyennes et les classes populaires et les gouvernements successifs se montrent incapable d'apporter des solutions. Ceux ci se succèdent à grande vitesse et accentuent la crise qui devient pour le coup, politique : les gens deviennent méfiants vis à vis de leurs politiciens ( cela nous rappelle quelque chose, non ? )
Des affaires scandaleuses au niveau financier éclatent ( affaire Stavisky ) : règlements de compte maquillé en suicide, justice muselée, coupables en vadrouille, politiciens véreux…
Tout cela entraîne un mouvement réactionnaire et antiparlementariste
1932/1934 : C’est la grande époque des ligues d’extrême droite qui entretiennent une agitation séditieuse : « Camelots du Roi », « Action française », « Jeunesse patriote » et dans une moindre mesure « les Croix de feu », mouvement puissant mais moins fascisant que certains ont pu le croire ou le faire croire ( plus tard ce mouvement donnera de nombreux résistants ) …
D’autres petits mouvements plus ou moins extrémistes existaient aussi mais plus en marge : le point commun de tous ces « partis » fut l’antiparlementarisme, le rejet des partis traditionnels et, il faut le reconnaître un certaine xénophobie et un certain antisémitisme.
Ils vont tenter lors des émeutes du 6 février 1934, sorte de mai 68 d’extrême droite, de renverser le gouvernement. L’occasion d’une manifestation est donnée en raison du limogeage d’un Préfet « populaire » à leurs yeux ( cela s’appelle un « prétexte » ) mais la marche sur l’assemblée nationale échouera en raison du refus du mouvement croix de feu dirigé par le Colonel de La Roque qui n’en sera pas remercié pour autant ( mouvement dissout comme les autres en 1936 )
Cette manifestation entraînera des actions dites antifascistes ( contre manif du 12 février ) surtout dirigé par un parti tout aussi démocratique que les ligues fascistes, le parti communiste ( à la botte de Staline ) et dirigé par l’inénarrable Maurice Thorez qui fuira la France lors du début des hostilités de 1939 – 1940, un grand patriote que cet homme là…
Le Front Populaire (qui gagnera les élections législatives deux ans plus tard ) naîtra de ce rapprochement à gauche des trois partis principaux dans une sorte d’union de la carpe et du lapin : le rôle de la carpe étant joué par le parti Radical d’Edouard Herriot le bouffi maire de Lyon et le rôle du lapin par le PCF de Maurice Thorez le grand héros déjà cité…
Mais le vrai tireur de ficelle fut en fait Léon Blum chef de la SFIO, dénomination du parti socialiste de l’époque. Il fera ce qu’il peut pour redresser la barre, votera les congés payés souhaités par les classes laborieuses ( mais était ce bien le moment ? )
La France a donc connu des moments forts qui faillirent faire basculer la démocratie : les ligues factieuse et haineuses manipulées par des amoureux d’un ordre révolu ! Monarchistes ( Charles Maurras ) et autres Francistes ( Marcel Buccard )… Elle ne fut pas sauvée pour autant : juste un répit ! Le manque d’empressement des gauches à relever la France, l’inertie politique et le défaitisme entraîneront la chute de 1940 qui aménera au pouvoir les agités du 6 février 1934, tout aussi mous et défaitistes qui avaient le don de plaire à son excellence le Fuhrer !
Malgré la présence d’un De Gaulle, plus pirouettiste que grand stratège, la France ne s’en relèvera pas amis finira par retrouver un semblant de stabilité politique grâce à l’expansion économique. Mais aujourd’hui, gare ! On voit les vieux démons ressurgir !
De Villiers jouent les Déroulède, Besancenot les Thorez, Villepin nous fait du Chautemps… Vous risquez pour votre devoir, jeune homme de faire plus du compte rendu d’actualités que du rappel historique !
James Saint-Angel
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Re:front populaire
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Je voulais dire, jeune fille... Ana
james Saint-Angel |
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