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front populaire: mon plan
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rebonjour et merci a vous deux d'avoir répondu si vite.
J'ai commencé par la crise économique pus tardive par rapport aux Etats Unis ses effets et ses conséquences.
Ensuite j'ai parlé de la crise politique avec la crise des institutions, les scandales politico-financiers avec l'affaire Stavisky et la naissance des ligues qui s'appuient sur ces scandales, sur l'antiparlementarisme...
Ensuite j'ai expliqué le 6 février, la démission de Daladier et de l'arrivée de Doumergue.
Enfin j'ai parlé de ce que représentaient ce 6 férier pour la gauche et pour les ligues.
Voilà j'ai développé tout les points cités ci dessus tout en restant neutre.
Le prof m'a dit que je n'avais pas à parler de la crise économique car c'était "sur la démocratie" = régime politique et qu'il fallait que je développe le Front Populaire.
Mais le Front Populaire n'est pas une menace, c'est une sorte de solution à la crise. Non?
Voilà mon plan n'hésiter pas à me dire ce qui va et ce qui ne va pas (parce qu'il m'a dit que je ressortais des connaissances sans réfléchir. :( et je voudrais savoir si mon plan est si mauvais que ça (au dos de la feuille nous devions l'indiquer et tout a été barré)
encore merci d'avoir répondu si vite et merci d'avance pour la prochaine réponse. |
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Re:front populaire: mon plan
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| Il n'a pas entièrement tort. Vous vous êtes plantée. Je déveloperai demain, ce soir, je n'ai hélas pas le temps. |
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Re:front populaire: mon plan
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La crise sociale découle incontestablement de la crise économique, le contester serait... comment dire... parfaitement absurde !
...ET une crise sociale entraine toujours une crise politique et sa faillite est due et la perte de confiance de la part des classes moyennes.
La source des ligues comme le seront les partis populistes c'est le chomage... Pas de chomage, pas de vivier pour les ligues...
C'est simple.
Quant au plan, il faut le construire sur le contexte historique : la crise ministèrielle et ses conséquences
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Re:front populaire: mon plan
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Je ne suis pas sûr que ce que je vais écrire vous aurait valu une bonne note....
Parce que les théories du complot criant "la démocratie est menacée", je n'y crois pas un instant, et si il n'y avait pas eu la secousse extraordinaire de la défaite de 40, nous vivrions peut être encore sous le régim et la constitution de 1875.
Examinons. La démocratie est elle menacée par des partis anti démocrates. Il est clair que non.
Il n'y a pas de parti fasciste puissant. Il y a des groupes, certes, qui sont peu nombreux et qui ont une influence limitée. A part quelques huluberlus, il n'y a pas beaucoup de nazis. S'engager aux côtés d'un régime allemand est hors de question pour un pays qui sort de la guerre de 14. Dans la collaboration, ceux qui s'engageront aux côtés de l'Allemagne pour son régime ne seont pas légions, ils le feront pour d'autres raisons, la gamelle, l'anti-communisme à partir de 41, par anglophobie en ayant l'illusion que collaborer peut atténuer les rigueurs de l'occupation. Mais peu par réelle sympathie pour AH, sauf les antisémites,
bien sur..
Mais l'Action Française, me direz vous. Elle n'est pas fasciste, mais elle est viscéralement anti parlementaire et monarchiste. Il suffit de voir le nombre de ses adhérents pour constater que son influence est en nette perte de vitesse, même si Maurras et Daudet demeurent de féroces polémistes, et que son influence est grande chez nombre d'intellectuel de droite.
Les autres partis de droite ne sont pas anti-démocrates, de même que les radicaux et le parti socialiste.
Le parti communiste n'est plus anti-démocrate depuis le revirement du Komintern préconisant l'alliance avec les sociaux démocrates. Le PC soutient le front populaire.
Il y a le 6 février 34. Certains crient à la tentative de putsch, surtout à gauche. J'y vois plutôt une résurgence du boulangisme, et le même échec. La chambre a été menacée, certes, mais elle a été protégée, durement, certes, mais pas plus durement qu'ailleurs et le mouvement s'est vite éteint.
Les ligues. Bof, elles sont facilement dissoutes, ne se rebellent guère et peu de personnes les suivent.
La Cagoule, qui fait péter le siège du patronat en tentant de faire accuser la gauche. Allons, c'est la thèse du complot au petit pied.
Alors, qu'est-ce qui menace la démocratie à l'intérieur de nos frontières. La période est agitée, certes, mais la vie politique de la IIIème a toujours été agitée. Les opinions étaient tranchées, les attaques furieuses certes. Mais la vie politique était loin du consensus mou que nous connaissons à l'heure actuelle.
Personne dans les partis opposés au Front populaire n'a contesté le verdict des urnes, et si Blum est tombé, c'est parce que les rads-socs ont cessé de le soutenir.
Alors, la démocratie menacée, c'est un épouvantail à moineaux, je n'y crois pas un instant.
La menace, elle est de l'autre côté du Rhin, et c'est la seule qui est dangereuse et qui ne préoccupe pas trop les gouvernements de gauche comme de droite qui se réveilleront trop tard.
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