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le rire au Moyen age
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je parlais du Moyen Age avec un collègue tout à l'heure et il m'a dit qu'à cette époque le rire était plus ou moins interdit. il ne fallait pas rire aux éclats!
j'avoue qu'au début j'ai eu du mal à le croire, puis j'ai repensé au film (qui est à la base un livre d'ailleurs!) "Le nom de la rose" qui montre effectivement cela.
Si quelqu'un pouvait me dire ce qu'il en était?
merci |
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Re:le rire au Moyen age
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C'est effectivement souvent à une scène du Nom de la Rose que l'on pense... D'ailleurs, le manuscrit brûlé du rire par un penseur antique, quel était-il ? Je ne me souviens plus, mais il appartient à la légende. On a la version de la tragédie, mais il devait y avoir aussi celle de la comédie.
Je ne sais pas vraiment s'il était interdit de rire au Moyen-Age, mais je me demande dans quelle mesure les témoignages en gravure ne peuvent pas nous inviter à la réflexion... Je pense en effet à un dessinateur caricaturiste comme Jacques Callot (1592-1635), qui fut appelé par Louis XIII de 1629 à 1631.
Peut-être qu'avant lui, il y avait aussi des dessins pour "rire" de situations drôles, voire pour dénoncer des situations tragiques. Mais voilà, l'imprimerie n'était pas encore née...
Sinon, dans les manuscrits, il n'est pas rare de trouver des scènes drôles, plutôt olé-olé. Il en va de même dans la sculpture (taille de pierre ou stèles de bois). En effet, il n'existe pas d'église où l'on ne découvre pas une scène comique (dans le genre de comique de situation).
Le rire était-il vraiment interdit ?? Le rire sous cape certainement pas ; le rire du maître non plus qui obligeait les autres à rire à gorge déployée non plus. Alors ?
Quelqu'un a-t-il une idée ? |
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Re:le rire au Moyen age
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Non, il n'est pas interdit de rire au Moyen Age.
Le Moyen Age voit l'exacerbation des sentiments.
On passe du rire aux larmes, les sensations ne sont pas retenues ou bridées.
Lors des processions funéraires, les femmes pleurent et s'arrachent les cheveux (expression que l'on retrouve dans les sources). De même le rire est très présent et a même une fonction essentielle car il soude les solidarités, villageoises notemment : en effet les nombreuses fêtes qui rythment le calendrier médiéval ne sont pas une succession de recueillement solennels, loin s'en faut ! Ces fêtes sont l'occasion de réjouissances, on y mange "gras" , on y boit copieusement, et on s'y amuse ! D'ailleurs, on connait de nombreuses plaintes de clercs qui se plaignent que de nombreuses fêtes religieuses sont davantage pretexte à l'amusement et aux réjouissances qu'à la piété commémorative... |
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Re:le rire au Moyen age
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A propos des pleureuses :
un témoin raconte qu'il vit pour la dernière fois des pleureurs et des pleureuses lors d'un enterrement, le 27 janvier 1756 pour l'enterrement du quatrième consul d'Arles.
"Les pleureurs et les pleureuses poussainet ordinairement des hauts cris et se déchiraient" dit-il.
Le hasard fait bien les choses puisque j'ai trouvé ce témoignage ce vendredi. |
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Re:le rire au Moyen age
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| je vous remercie tous pour ces précisions. |
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