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patronyme des enfants trouvés
On attribuait aux enfants trouvés en 1813, un patronyme commençant par A, en 1814 par B, en 1815 par C ...
Ces patronymes étaient souvent empruntés aux hommes illustres de l'antiquité ou à la mythologie, c'est ainsi que l'on trouve des Absalon, Amilcar, Asdrubal, Bajazet, Bethsabée, Ciceron, Charlemagne, Esculape, Diogène, Démocrite, Frédegonde, Hercule, Jocatse, Lucullus ... et même un Barbebleue.
Etait-ce une pratique générale ?
Il semblerait que ce soit le préfet des BdR qui ait donné cet ordre en 1812 car auparavant, on donnait comme patronyme un prénom..
D'après mes recherches, il semblerait que l'on ait employé la même chose pour nommer les esclaves de Martinique et Guadeloupe car on y retrouve aujourdhui ces noms.
Qui peut en dire plus ?
Merci
Re:patronyme des enfants trouvés
A mon avis, cette manière de faire est restée circonscrite dans les BdR.

Généralement, c'était le nom du saint du jour. J'ai un ami dont l'ancêtre était un enfant trouvé, et son nom est celui d'une sainte dont on célébrait la fête le jour où il fut trouvé.
Re:patronyme des enfants trouvés
Il semblerait aussi que les patronymes attribués dans les campagnes soient directement liés à l'endroit où étaient trouvés les enfants, ainsi nous trouvons des "d'audaux", "d'alembert", ...
Re:patronyme des enfants trouvés
D'après les documents que j'ai étudiés les enfants n'étaient pas abandonnés n'importe où mais à des endroit bien précis et toujours le même : à la porte d'une oeuvre de charité le plus souvent.
En Italie, il y avait une roue (un peu comme les passe-colis dans les bureaux de postes) on mettait l'enfant dans la moitié de la roue qui se trouvait à l'extérieur puis on la faisait tourner d'un demi-tour et l'enfant se retrouvait à l'intérieur.
L'abandon d'enfant sà en croire les registres paroissiaux semblait être une pratique acceptée et relativement courante. Il était prévu un budget pour payer les nourrices dans chaque village mais c'était une pratique surtout urbaine.
Pour la période que j'ai étudiée 1813 - 1818, il y avait 10% d'enfants abandonnés à Arles : 70 abandons pour 720 naissances annuelles (moyenne sur 5 ans) alors que dans les villages environnants il n'y avait que1% à 2 % d'abandon.

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