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Varennes au soir du 20 juin 1791, point culminant
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Varennes au soir du 20 juin 1791, point culminant !
Depuis quelque temps je me suis penché « de nouveau » sur « l’affaire de l’arrestation de Varennes » ou le 20 juin 1791, le Roi, la Reine et leur petite famille durent faire une croire sur leur désir de fuir cette révolution qui met quotidiennement leurs vie en danger.
Ma mère et ma tante m’avait laissé avant leurs décès des quantités d’ouvrages sur le règne de Louis XVI et sur la Révolution et plus particulièrement sur l’Affaire du collier de la reine, la fuite de Varennes et la disparition de la famille royale car elles liaient ces trois évennements historiques comme une suite logique, àchaque fois le destin joua contre la famille royale…
J’ai donc retrouvé ces ouvrages et plus particulièrement ceux consacrés à la fuite de Varennes, les voici nominativement :
- « La route de Varennes » par A Dumas père
- « Le drame de Varennes » par G. LeNotre
- « L’énigme de Varennes » par C. Aimond
Et tous les ouvrage d’André Castelot sur le sujet
Dont « le rendez-vous de Varennes ».
A la bibliothèque du Musée de la Révolution Française j’ai pu lire également lire les ouvrages de Paul et Pierrette Girault de Coursac ( « Sur la route de varennes » ) et le livre de Michel de Lombarès ( « Enquête sur l’échec de Varennes » )
Il en résulte de cette relecture qu’il s’en fallu d’un cheveu pour que l’opération réussisse…
J’en ai conclu comme ma mère et ma tante que cet événement souvent relaté en quelques lignes est l’événement crucial qui entraîne cette longue réaction en chaîne :
- Retour d’un Roi prisonnier et discrédité
à Prise des Tuileries
à Procès du Roi et de la Reine, mort du Dauphin
à Première République
àDirectoire, Consulat, Empire, Restauration…
La réussite de Louis XVI aurait modifié la donne, c’est évident et plus particulièrement la survie de Marie-Antoinette et du dauphin. Même la mort prématuré d’un Louis XVI malade quelques mois plus tard, n’y aurait rien changé. Il n’y aurait plus eu de procès du Roi, plus de montée en puissance des ravages du Comité de salut Public, il restait plus qu’une République mortifère nourrie du sang de ses enfants. Le retour de Louis était assuré avant 1797, sinon la régence de Marie-Antoinette et le règne véritable du premier Roi constitutionnel qu’aurait pu être Louis XVII dés 1798 sous le ministère de Talleyrand… Les comtes de Provence et d’Artois passant à la trappe et la famille d’Orléans, bannie…
Bonaparte serait peut-être devenu un grand général parti à l’aventure pour des conquêtes lointaines qui l’aurait fait devenir Pacha d’Egypte ou Roi de Suède, qui sait ?
James Saint-Angel
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Re:Varennes au soir du 20 juin 1791, point culmin
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Si tu t'interrèsse à la fuite de Louis XVI, l'un des ouvrages que je peux te conseiller est celui de TIMOTHY TACKETT, qui s'intitule "Le roi s’enfuit". Il fait actuellement référence en la matière.
Par contre je ne suis pas d'accord avec toi pour ce qui est de la tournure qu'auraient pris les évènement au cas ou Louis XVI s'était échappé. Je pense qu'on en sait rien. Et comme on dit chez moi avec des si on coupe du bois!
Cordialement
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Réponse à Greg
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Merci pour le renseignement ...mais ce livre reprend essentiellement les thèses d’André Castelot en omettant radicalement la thèse de Michel de Lombarès. ( Dans la partie descriptive de la fuite ). De plus il donne à J.B Drouet, maître des postes à Ste Ménehould un rôle totalement en contradiction avec la réalité historique...
Mais l'auteur part également sur un postulat qui consiste à prendre les villageois de Varennes comme étant des gens en lien étroit avec les révolutionnaires, alors que ce sont surtout des individus en majorité non varennois qui s’opposèrent à la fuite du Roi ce soir là : je rappelle que Varennes à l’époque ne devait pas dépasser une population de 700 habitants en comptant les bébés, les enfants, les femmes et les vieillards et que c’est au moins neuf cents à mille individus males et adultes qui édifièrent des barricades pour empécher les hussards d'arriver et qui repoussèrent le Roi et sa famille dans sa berline…
Je rappelle également que la ville de Varennes abritait en son sein des individus comme Monsieur de Préfontaine, intendant des biens du prince de Condé ou comme le futur général Radet, kidnappeur du futur Pie VII qui auraient bien pu faire balancer l’histoire du côté du Roi…Mais cela Mr Tackett ne semble pas l'évoquer ou de façon très légère...( bon j’ai lu le livre de façon assez rapide dans une bibliothèque mais je vais peut-être le lire de façon plus reposé )
Quant aux restes de mes arguments, c'est bien sur de l’improvisation mais je reste convaincu que la survie du Roi et surtout de la Reine aurait changé le cours des choses de façon indubitable et que cela aurait faire épargner des millions de morts : la face du Monde ne pouvait qu’en être changé…
James Saint-Angel
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Re:Varennes au soir du 20 juin 1791, point culmin
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Ce qui est chouette au jeu de "si ma tante en avait, c'est que l'on peut refaire complètement l'histoire.
Si Louis XV avait pu finir ses réformes, la révolution aurait elle éclatée.
Si Clovis avait inventé la succession par ordre de primogéniture, les Carolingiens n'auraient pas existé.
Si Napoléon avait gagné à Waterloo;
Si Hitler n'avait pas déclaré la guerre aux USA,
Si von Kluck n'avait pas fait une erreur permettant la Marne.
Tout peut être refait à cette aune. |
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Re:Varennes au soir du 20 juin 1791, point culmin
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Oui Oui.. Bien sur...
Ce qui est intéressant, c'est que, là, tout se joue en une journée, en une heure, voire selon Michel de Lombarés en 35 minutes...Et sur un malentendu...
Et tout ça malgré que Louis XVi ait traîné sur le chemin qui l'emmenait à Varennes et qu'il fut reconnu plusieurs fois ( par des sympathisants ) mais, il a perdu du temps et cela lui fit perdre la tête... C'est bien plus fort que dans une tragédie grecque...
Je recopie fidèlement ce que déclare Monsieur de Lombarès dans son livre :
« De ce jour, le Pays le plus prestigieux du Monde, le plus peuplé et le plus riche d’Europe, jusqu’alors bloc autour de son Roi va marcher désemparé vers un régime qui pour garder le pouvoir évoluera rapidement dans la terreur vers l’anarchie. La France réagira en se livrant à une monarchie nouvelle, dictatoriale, sans passé, reposant sur une gloire militaire éblouissante et fragile. Vingt années de conquêtes brûleront les richesses accumulées, faucheront les jeunesses, ameuteront les puissances européennes, donneront à la France une solide réputation d’impérialisme et finalement réduiront même ses territoires. Elle se relèvera mal de ce bain de sang et il ne sera jamais plus question pour elle de suprématie mondiale…
Varennes, le grand virage… »
« Enquête sur l’échec de Varennes » page 174
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Re:Varennes au soir du 20 juin 1791, point culmin
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J'aime bien ce jeu des "si", mais il est vrai que tout ce que l'on peut y apporter ce sont de bien sombres et inutiles élucubrations ;)
Quand au fait que tout ce soit joué en 35 minutes, souvent les moments importants de l'histoire n'ont pas tenus à grand chose... |
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Re:Varennes au soir du 20 juin 1791, point culmin
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Les fameux "si" ont souvent été interprété par des historiens et par des écrivains de SF.
Cela s'appelle une "UCHRONIE" et c'est bougrement intéressant. Au sujet d'une possible autre "fin" pour Louis XVI, il y a eu un téléfilm diffusé dans les années 70 à la télé et qui portait comme titre "Le tricorne".
N'est ce pas votre tante qui en fut à l'origine, Monsieur James ? |
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