|
Re:Sans sujet
|
Comment traiter d'un tel sujet en quelques lignes alors que des torrents d'encre ont été déversés dessus.
Il y a une évolution lente, très lente, entre le soulagement de juin 1940 et l'éxaspération de 1944. Lisez la somme d'Amouroux, il n'y a que 10 tomes et 5000 pages à lire pour comprendre la diversité, la complexité et l'évolution des sentiments des personnes qui ont vécu cette époque. |
|
|
|
Re:Sans sujet
|
Amouroux a collationné tout ce qui existe sur le sujet, mais la "somme" ne donne pas au destin du peuple français son axe.
Et je ne m'y risquerai pas sur un forum.
A défaut je dirais que mon point de départ serait l'enfouissement de l'infanterie française en tranchées en 1915.
S'en suivirent des orgies de pertes le plus souvent inutiles ou vaines qui transformèrent profondément les mentalités les plus enracinées dans la nation, et les plus nombreuses. A partir de 1918 les Français ne gobaient plus n'importe quoi de leurs chefs. Cette prévention aboutira à la débâcle de 1940, même si l'on sait que beaucoup de bataillons se battirent bravement (ils firent quand même 162000 morts parmi les troupes allemandes).
Mais l'état major ne donnait pas confiance, et l'on sait qu'on ne pouvait pas faire confiance à ces gens-là, qui n'avaient aucunes notions logistiques, aucun dispositif crédible, aucune préparation manoeuvrière. Le reste àprès juin 40 n'est que le quotidien d'un peuple battu à plates coutures.
- 5 % de résistants
- 5% de collabos
- 90% de rationnaires |
|
|