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Témoignage de mon père sur la résistance en 1944
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Ce texte a été établi suite à une prise de notes concernant le témoignage de mon père, homme de 87 ans qui a vécu à Chelles jusqu'à l'age de 26 ans environ. Il y a vécu toute sa jeunesse notamment auprès de ses parents, propriétaire du principal Hotel-Restaurant de cette commune. En aout 1944, cette ville a connu un drame : l'assassinat de jeunes hommes à la Cascade du Bois de Boulogne...
Mon père a tenu a repréciser certaines choses sur ce fait précis mais sans vouloir jeter l'opprobe - Les faits de résistance dans la Région Parisienne sont indéniables et indiscutables mais voici donc son témoignage sur UN FAIT PRECIS qui a mon avis éclaire le drame sur un jour nouveau :
Citation:
"... Normalement, je devais déposer le camion à la Porte de Pantin mais à cette époque ( printemps /été 1944 ) les transports en commun fonctionnaient de manière aléatoire et mon administration m'autorisait à garder ce camion qui d'ailleurs n'était qu'un véhicule réquisitionné - J'avais d'ailleurs du, quelque semaines auparavant abandonner mon précédent camion aux allemands qui l'avaient eux aussi réquisitionnés pour transporter des armes : ils avaient, moi aussi voulu me réquisitionner mais j'avais réussi à m'enfuir...
...Bon revenons à mon nouveau camion... Ce jour là, le 13 ou 14 août 1944, je sortais de Paris avec celui-ci par le bois de Vincennes, quand devant le Chateau, je fus sifflé par des anciens copains d'école de la communale de Chelles qui avaient tous plus ou moins mon âge. je les connaissais bien, ils avaient créé un "réseau" qualifié de "résistant" mais qui se limitait en fait à du trafic de marché noir par le pillage de wagon de chemin de fer assurant l'approvisionnent de la population parisienne. Ils vivaient de façon plus ou moins marginale et je ne saurais dire qu'elles étaient exactement leurs convictions politiques bien que je savais que Chelles ait été une ville largement communiste avant la guerre...
...Ils avaient des armes et me demandèrent de les ramener sur Chelles, je ne sais pas ce qu'ils faisaient là mais ils avaient décidé d'organiser une expédition punitive contre un commerçant vendeur et réparateur de bicyclette qui, me dirent ils avait un fils dans la milice, mais je finis par savoir plus tard que cet homme désapprouvait l'engagement de son fils. Arrivé à Chelles, ce petit groupe tua froidement ( et gratuitement ) cet homme avec des armes à feu ( il s'agissait de Monsieur Jandot domicilié à Chelles, rue Eterlet ). Ils allèrent fêter cette "victoire" au bistrot de la Poste, leur quartier général à Chelles - Leur sport favori était généralement de se rendre à la gare triage de Vaires situées à quelques kilomètres de là pour saboter les wagons d'approvisionnement - je ne les ai jamais vu en combat contre les troupes d'occupation mais se contenter de petits et gros trafics et s'attaquer à d'autres compatriotes par pur esprit de vengeance...
...Le lendemain, les membres du méme groupe me signalèrent qu'un pilote anglais leur avait indiqué la possible casse d'une cache d'armes appartenant à la Gestapo et qui seraient pour eux un moyen de se préparer à la libération - je fus quelque peu inquiets car je ne comprenais pas le sens de leur démarche, ils ne rejoignaient aucun groupes alors que Paris étaient près de se soulever, ils voulaient seulement des armes pour les emmener à Chelles mais en aucun cas rester sur Paris ( de plus ce faux pilote anglais s'avéra être un italien ( il n'est pas sur mais son nom était d'une consonnace italienne ) chargé de trouver des "résistants" - ( n'importe lesquels pouvant faire l'affaire ) - . Ils demandèrent à des personnes susceptibles de les transporter et ils se tournèrent vers moi - je ne pouvais qu'accepter, j'avais 24 ans et c'était tout de même des copains... Quelques uns embarquèrent dans mon camion qui tomba en panne à la "pointe de Gournay", c'est à dire à l'entrée de la commune de Gournay sur la nationale 34. Certains d'entre eux se débrouillèrent et gagnèrent le lieu de rendez vous par leurs propres moyens ( c'est à dire surtout en bicyclette )... ce n'est que quelques jours plus tard que j'appris que leurs cadavres avaient été retrouvés au bois de Boulogne... A l'époque, il ne faisait aucun doute que ces "copains" étaient des résistants mais aujourd'hui, je réfute ce mot... Ce ne furent pas vraiment des résistants, à peine des héros ( par contre des victimes, oui ) et je ne voulus jamais être associé à leurs mémoires. Je les connaissais pourtant bien et ce furent de bons copains mais bon..."
( mon père s’arrête de parler, la voix étranglée par l’émotion, il a tout juste la force de me déclarer qu'il n'a jamais entendu parler d'un "Marcheret".. )
Bien sur, il faudrait d’autres témoignages et c’est bien difficile, alors je lance un appel sur plusieurs sites en direction de la famille BARTAIRE, originaire de Gien dans le Loiret et d’un membre dénommé « Coco » BARTAIRE, déménageur de son état en 1944 et qui serait né en juillet 1920 pourrait soit être encore vivant ou qui aurait pu raconté son récit forcément similaire à celui de mon père ( même âge, même métier, même ville )
Jean-Paul |
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Re:Témoignage de mon père sur la résistance en 194
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Temoignage a n'en pas douter interessant. Mais ca ne reste qu'un temoignage, basé sur des deductions personnelles exterieures a un groupe de jeunes aux activités particulieres, sans structures, et peut etre en effet pas si "heroique".. mais ceci dans un contexte de temps tout aussi troubles que leurs activités. Ils peuvent n'avoir ete que de vulgaire bandits, ils peuvent aussi avoir ete des resistants, que sait-on de ce qu'ils se racontait entre eux autour d'un repas? Comment etre reellement certain?
Allons nous essayer de trouver une deception ou ne pourrions nous pas simplement garder un symbole fort, representant un rappel au courage et a la souffrance reellement authentique de tant d'autre?
Bien sur, et l'Histoire dans tout ca? L'Histoire c'est la notre, celle de l'Homme. Et l'Homme a une nature a 2 visages, aussi belle qu'affligeante, tout depend sur quelle face de notre personalité on veut se concentrer. Rien est tout blanc ou tout noir. Tout les Nazi n'etaient pas des meurtiers, tout les resistants n'etaient pas des Heros. Tous furent des hommes.
Honorons la memoire du courage, et le refus de la barbarie, et faisons le avec lucidité, donc en acceptant la dualité de notre nature humaine et en encourageant ses bons cotés.
Le doute est legitime, mais je prefere penser que ces jeunes sont mort pour la France, plutot que de penser qu'ils sont morts stupidement pour avoir ete stupide. Parceque j'aime garder mon optimisme. |
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Re: mon oncle
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| mon oncle a pris le maquis, avant sa mort récent, j'ai apris que dans le département ou il résidait les résistant n'étaient pas considéré comme des anciens combattants il n'a pas eu le droit au drapeau et reste qui sont réservé aux anciens combattants, |
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Re:Témoignage de mon père sur la résistance en 194
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Veuillez trouver le message de j'ai reçu de jose pena, le fils de jean pena:
bonjour , york le 19 sept. 07
veuillez bien faire passer ce message a Jean Paul et son pere qui sont a la recherche de "coco" selon leur article sur les resistants de Chelles fusilles au bois de Boulogne 08-44
mon nom: jose pena, le fils de jean pena.
Au mois d aout 44, jeune homme de Chelles on lui avait demande de conduire une "ambulance" en avant garde du camion utilise par les resistants pour le transport des armes qui apparement etaient cachees dans un garage a Paris.
a la derniere minute le chauffeur de l"ambulance" a decide de conduire celle ci lui meme. (crainte de ne pas la retrouver ?) le camioneur aussi avait survecu au coup de filet de la "gestapo". selon papa le camion etait trop grand pour la porte du garage et de la il avait ete gare un peu plus loin.
j ai eu le plaisir de connaitre coco Bartaire au mariage d une de mes soeurs a la fin des annees 70. il etait venu avec Robert "Bourdillat" un autre copain de Chelles.
papa me dit que coco etait employe par la maison Seigneur.
A la fin de septembre papa ira visiter robert a Grandcamp (normandie). papa a perdu le contact avec coco. mais peut etre son ami robert qui etait reste a chelles jusqu a sa retraite a peut etre une idee ou la connaissance de sa famille.
voici le telephone de papa 3 22 87 14 60 a laucourt(somme)
son portable 6 08 07 56 08
merci jose pena
jjfrspena2@comcast.net
le F est celui de Fernand Pena son cousin de Drancy. denonce par la police en 1941 il fut envoye dans des camps de travail en allemagne . Disparu au printemps de 45 une rue et un lycee de Drancy portent son nom aujourdhui . jp |
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